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Retour sur une Semaine du film français haute en couleurs !

crédit photo : Héloïse Faure*

« Le cinéma, c’est un stylo, du papier et des heures à observer le monde et les gens » – Jacques Tati.

Le blog de la Semaine du film français, c’est un stylo, un ordinateur et des heures à observer les films et les gens. Rien de plus illustratif que cette pensée mise en exergue de ce papier pour résumer ces sept jours passés ensemble.

Il y aura eu de belles rencontres artistiques- de près- avec Melvil Poupaud, qui nous conta les pratiques artisanales mais aussi intransigeantes que la pratique du cinéma peut exiger. Melvil demeurait soucieux de notre devenir dans le monde du cinéma, qu’il soit amateur ou professionnel.

Ramzy sans Eric, mais grand farceur mettant un point d’honneur à distinguer comédie et film comique dans le paysage cinématographique français. (Cf.: article Inès Kassubeck)
Serge Bozon, aux platines à ses heures perdues pour la soirée d’ouverture du festival, ou fervent défendeur d’un format authentique face à la montée grandissante du numérique. (Cf. article Coline Crance)
Ou encore Daniel et Emmanuel Leconte, tous deux soucieux de notre vision de l’avenir et des conséquences que les attaques terroristes ont eu sur notre génération.

Ou de loin mais tout aussi enrichissant avec Isabelle Huppert, Gauillaume Nicloux, Charlotte Rampling, Baya Kasmi, Clothilde Courau, Stanislas Mehrar ou encore Bruno Podalydès. Des ateliers sur la capacité transversale du cinéma en tant que média à s’exprimer au travers de plusieurs formats. Des ateliers notamment avec Dunja Bialas, critique de film pour Artechock et membre de la fédération de la critique de film allemande (Verband der deutschen Filmkritik), sur la rédaction de critique de film ou la réalisation d’interviews.
Jean-Michel Frodon ; ancien directeur de rédaction des Cahiers du Cinéma et critique de film sur le site Slate.fr s’employant à faire l’éloge de pratique cinéphile grandissante sur le web ou encore Guylaine Tappaz venue nous parler du cinéma à la radio, avec cet avantage « que l’écran y est plus large » comme disait un certain Orson Wells (cf. article Pauline Robert).Il y a eu de la lumière…à la galerie (si on trouve l’interrupteur), sur le photo-call, dans les yeux des blogueurs, des cinéastes et des spectateurs.

De magnifiques photos dans la boîte d‘Héloïse Faure ou d‘Inès Kassubeck.

Des projections dignes d’être vues et revues: Mustang, Swimming-pool ou encore Francofonia.

Une traduction remarquable de Jörg Taszmann.

Des micro-troittoirs au sujet de la projection du film documentaire L’Humour à mort.

Des rires sur les visages enthousiastes des cinéphiles, pressés de rentrer dans les salles du festival ou de s’affaler dans les fauteuils du Lounge mis à disposition par Ligne Roset dans la galerie de l‘Institut français de Berlin.

Des déceptions bien vite oubliées par la richesse d’une programmation qui reflète, interprète et interroge la société actuelle.

Des pop-corns, bretzel, sushis, salades, et autre nourriture engloutis en quelques minutes…pour laisser la plus grande place à la nourriture spirituelle que représente le septième art dans toutes ses dimensions.

Merci à tous pour cette merveilleuse semaine !

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