Ramzy, sois gentil avec moi !

Photo : Héloïse Faure

Vendredi, midi nous sommes affairés à écrire les dernières sujets de la veille dans notre QG de l’institut français à Kudamm. Sort une petite tête fatiguée mais accueillante coupant tout le monde dans ses activités : le chaleureux Ramzy !

Très décontracté, il nous invite à le rejoindre dans le lounge pour s’installer dans les canapés. J’installe ma caméra, fais mes derniers réglages avant le début de l’interview. J’étais comme tout le monde, impressionnée de me retrouver en face d’un humoriste qui a bercé dans mon enfance avec ses sketchs et ses films cultes , La Tour Montparnasse infernale.

Ramzy reste un comique qui anime la galerie sans fin : pas de différence entre le personnage et la personne !

Je n’avais pas eu la chance de voir le film la veille, car nous avions été répartis sur une autre projection. Mes collègues ont pu lui poser des questions. Tout naturellement, il nous a parlé de ses prochains projets en cours. L’acteur nous fait partager en exclusivité les images du tournage de son premier film Hibou et ses sentiments en tant que réalisateur.

Dans toutes ces agitations, il nous confidentiellement fait passer un à un son portable afin de montrer l’affiche du film. Je suis la dernière à le recevoir. Ne voulant pas déranger le comédien dans sa conversation, je pose sur une table d’appoint.Après un bon moment tout en continuant ses explications, Ramzy commence à chercher son appareil : dans sa poche, dans sa veste, en dessous de ses jambes, il reste introuvable.

J’étais la spectatrice qui connaissait déjà la fin de l’intrigue et attendait de savoir comment elle allait se dérouler. Pour mettre un terme à la torture, je lui indique où se trouve l’objet.

Sans surprise Ramzy mais tout en sourire, m’accuse de lui avoir volé son portable pour essayer d’avoir son numéro personnel. Prise en flagrant délit, il décide de me prendre en photo, comme preuve en cas d’éventuel délit.

Morale de cette histoire : Un humoriste est dans n’importe quel lieu, sur scène.

Extrait de la rencontre avec Ramzy Bédia :

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